Prix de produits alimentaires en baisse

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’indice des prix des produits alimentaires a atteint 155,7 points en août 2015, soit la baisse mensuelle la plus importante depuis 2009. Cette évolution s’explique par l’abondance de l’offre et l’amélioration des perspectives de la production mondiale. La surabondance de l’offre, la baisse des prix de l’énergie ainsi que le ralentissement de la demande chinoise ont conduit à un recul des cours internationaux des denrées alimentaires. Selon la FAO, l’indice des produits alimentaires a plongé de 17% par rapport à 2014 pour atteindre 168,3 en 2015. Cet indice est obtenu à partir de la moyenne des indices de prix de 5 grandes catégories de produits (céréales, viandes, lait, huiles et sucre) pondérée en fonction de la part de ces dernières à l'exportation. Ce recul a touché tous les produits qui composent l’indice, exception faite de la viande, dont les cours sont dans l'ensemble restés stables. Les huiles végétales, ils se sont contractés de 8,6% entre juillet et août 2015 et de 16,7% par rapport à l’année précédente, en raison de la chute des cours de l’huile de palme. Cette tendance baissière peut être expliquée par le recul de la demande émanant des principaux importateurs de l’huile de palme à savoir la Chine et l’Inde et le ralentissement des exportations de la Malaisie, l’un des principaux fournisseurs mondiaux de cette huile végétale D’après le rapport de la Banque mondiale « Connecting food staples and input markets in West Africa », les importations alimentaires de l’Afrique de l’ouest ont progressé de 300% sur les dix dernières années. A cet effet, la baisse des prix des produits alimentaires induirait un recul de la facture alimentaire ouest-africaine. Cependant, l’Afrique devrait réduire sa dépendance des importations alimentaires à travers la recherche d’une autosuffisance alimentaire régionale plutôt que nationale, surtout qu’il existe une grande complémentarité entre ces États en ce qui concerne la géographie, la pluviométrie, etc. Pour tirer profit de cette situation, le Maroc pourrait jouer un rôle primordial pour le développement agricole de l’Afrique de l’Ouest, via sa participation à l’intégration régionale de cette zone et le partage de son expertise et son savoir-faire dans différents domaines, notamment en ce qui concerne les pratiques d’élevages, les méthodes d’irrigation et l’utilisation efficace des engrais. (Source : CNCE) Le Sénégal a longtemps connu des taux de croissance parmi les plus élevés de l'Union économique et monétaire ouest-africaine. Les réformes structurelles ont permis une modification importante du paysage économique du Sénégal, notamment grâce aux privatisations de nombreuses entreprises publiques dans la filière agricole et dans les infrastructures. Le Pays est pauvre en ressources naturelles mais il s'agit de l'un des plus industrialisé d'Afrique de l'Ouest. La croissance est soutenue, en particulier par le secteur des télécommunications. Points forts :  Raffermissement de la croissance lié à la mise en œuvre de grands projets d’investissement  Soutien de la communauté financière internationale via des allègements de dette (2004 et 2006) et des promesses de financements au titre du Plan Sénégal émergent  Stabilité politique Points faibles :  Activité et exportations soumises aux aléas climatiques, à l’irrégularité de l’approvisionnement énergétique et à l’évolution du cours des produits de base  Insuffisance des infrastructures (énergie, transports)  Persistance d’importants déficits jumeaux (budgétaire et courant)  Pauvreté et disparités régionale (Source : COFACE)

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