Le Plan Maroc Vert doit bénéficier à tous !

Aujourd’hui, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, Hilal Elver, a salué les résultats obtenus dans la réduction de l’extrême pauvreté et l’élimination de la faim par la mise en œuvre de réformes économiques et sociales cruciales. Néanmoins, l’Experte a demandé aux autorités marocaines de faire le nécessaire afin que les réformes bénéficient à tout le pays, en particulier aux populations vivant dans les régions les plus éloignées, ainsi que les groupes vulnérables. 
 
« Le Maroc dispose d’un large éventail de politiques et de stratégies bien intentionnées et complétées, notamment l’Initiative National pour le Développement Humain. Ce programme a le potentiel d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays. Cependant, malgré les progrès réalisés, la diffusion de ce programme n’a pu bénéficier à toutes les régions du pays de manière égale à cause de disparités structurelles dans la mise en œuvre et des lacunes dans les infrastructures nécessaires », l’Experte a déclaré á la fin de sa première mission* d’enquête. 
 
« Le Plan Maroc Vert qui a pour objectif le renforcement du secteur agricole, devrait être mis en œuvre de manière égale entre les régions grâce à une consultation efficace avec les populations locales et des services publiques de coordination améliorées », elle a également indiqué. « L’infrastructure devrait également être améliorée dans les régions éloignées pour assurer un accès facile aux marchés et attirer des investissements dans les zones rurales, tandis que les projets qui ciblent les femmes et les jeunes agriculteurs devraient être encouragés. » 
 
L’Experte a noté que la désertification et la sécheresse potentiellement croissante en raison du changement climatique auront un impact considérable sur l’agriculture au cours des années à venir. 
 
« Les politiques d’adaptation décrites dans le Plan Maroc Vert sont importantes et des précautions doivent être prises pour veiller à ce que l’agriculture à grande échelle et l’agriculture intensive ne drainent des ressources telles que l’eau douce et ne conduisent pas à la dégradation des terres » a rajouté l’Experte. « Les deux piliers du plan (la modernité et de la solidarité) devraient être développées d’une manière équilibrée afin d’assurer le soutien complet des petits exploitants agricoles ».  La Rapporteuse Spéciale a exhorté les autorités à inclure l’agro écologie dans les projets futurs afin de protéger la biodiversité, les ressources environnementales, le maintien de l’égalité sociale, et une agriculture respectueuse du climat. 
 
« Au cours des dernières années, le Maroc a bénéficié de plusieurs réformes importantes, en particulier l’adoption d’une nouvelle Constitution en 2011, » a-t-elle dit. Je salue les efforts importants qui ont été faits à cet égard et j’encouragerais davantage d’engagement afin de s’assurer que le droit à l’alimentation est explicitement reconnu dans la Constitution ». 
 
« L’élaboration d’un cadre juridique national sur le droit à l’alimentation viendrait compléter les réformes et assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle bien que la ratification du Protocole facultatif relatif aux droits économiques, sociaux et culturels devrait être considérée comme une priorité », a ajouté l’experte.  
 
Les observations et recommandations de la Rapporteuse Spéciale figureront dans son rapport final, qui sera présenté au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU en mars 2016.  
(Source, africanmanager.com) 

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